Tuesday, September 17, 2019

Who really bombed the refineries?

The largest oil refinery in the world, in Abqaiq, Saudi Arabia, is reportedly devastated by fire, and its output capacity reduced by half.

Saudi Arabia is supposed to be protected by the world's 3rd largest military in terms of budget, just behind USA and China. This is by far the highest military spending in the world, both per GDP and per capita. All of its military equipment is US-made, including 
5 BOEING AWACS (Airborne early Warning and Control) and 6 battalions of PATRIOT air defense systems, all (AWACS and PATRIOT) manned by US officers.


https://www.rt.com/op-ed/468935-saudi-oil-field-drone-attack/

https://www.bbc.com/news/world-middle-east-49054323

Yemen has claimed responsibility for the fire, saying it successfully flew a swarm of armed drones 1,000 km into Saudi territory, as retaliation for the 
Saudi-led bombing campaign it is suffering since 2015.


Yemen, one of the poorest nations in the world, has lost 80,000 of its citizen and most of its infrastructure, is experiencing a humanitarian disaster and a famine, due to the bombing and blockade by Saudi Arabia, the US, UK and UAE, but also from France, Israel and a few other NATO-affiliated countries, started in March 2015 and continuing to this day.

However, from the recent news we gather that drones are not the most difficult targets to bring down. Iran brought down several high-altitude US drones, one of them intact, and the Russians have 
defeated at least a dozen armed drone attacks against their airbase in Khmeimim in Syria, including a sophisticated one involving Awacs. Syria and Lebanon brought down many armed Israeli drones recently, and Israel also seems reasonably happy with the performance of its own PATRIOT air defense systems, the same that Saudi Arabia has, which it says 
successfully brings down almost all missiles, planes and drones that have targeted its territory.

So, was Yemen incredibly lucky to drive a dozen drones 1,000 km undetected through Saudi Arabia and devastate its largest refinery?

But there are other ways to reach there. In the Middle East, US-made stealth airplanes like the F-22 operated by the US and the F-35 operated by Israel, have been designed to evade air defenses.

In fact, it is not entirely clear what the PATRIOT, a US-made air defense system operated by US officers would actually do, when detecting a US-made bomber operated by the US or by a US ally like Israel. These systems are "friends" probably on several layers of software.

This was the main argument advanced by the US for cancelling the sale of F-35 to Turkey after they purchased the Russian S-400, and, one would guess, probably the very reason Turkey purchased the S-400 in the first place, after the failed coup in 2016.

Saudi Arabia was also in talks with Russia to purchase the S-400, even before the attack on their refinery.

In a paradoxal way, the US is now defending the notion, via their mainstream media, that their PATRIOT system has LIMITED CAPABILITIES, and is even INFERIOR to the Russian S-400! When did a country claim that the weapons they are trying to hard-sell (just last month, to Turkey and India) are INFERIOR to those of their stated enemy???

https://www.stripes.com/news/middle-east/saudi-wealth-and-weaponry-still-can-t-guarantee-oil-s-protection-1.599227

https://www.nytimes.com/interactive/2017/12/04/world/middleeast/saudi-missile-defense.html

So, who really bombed the refineries?

https://www.veteranstoday.com/2019/09/16/neo-the-strange-case-of-the-burning-saudi-refineries/

Friday, September 6, 2019

1969: Les Halles déménagent du centre de Paris à Rungis


1969: Les Halles déménagent du centre de Paris à Rungis
Pierre Fournier, Hara-Kiri Mensuel No. 92, Mai 1969.


Les Halles de Paris


Les Halles de Rungis


Ce que le meilleur architecte de l'epoque en disait:

https://m.ina.fr/video/I09015223/critique-du-projet-de-renovation-des-halles-par-l-architecte-fernand-pouillon-video.html

Aujourd'hui la resurrection des Halles est complete, on se croirait vraiment au tout dernier terminal de l'aeroport de Roissy. Ou de Doha. Ou Bangalore. Je ne sais plus...

"Le Monde", avec 50 ans de retard, s'inspire de l'image de Pierre Fournier:
http://imagesociale.fr/7823

Thursday, January 31, 2019

Emmanuel Macron se compare à Poutine, puis à Louis XVI… mais Bloomberg ne retient que Poutine!

Mais n'êtes-vous pas capable de rêver d'autre chose, monsieur le président?

https://in.reuters.com/article/france-economy-macron/in-versailles-macron-vows-to-reform-to-avoid-kings-fate-idINKCN1PF1I2

https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2019-01-28/gilets-jaunes-do-a-big-favor-for-emmanuel-macron

Mais non monsieur le président, vous n'êtes pas Louis XVI, héritier réformiste de l'ancien régime mort il y a 230 ans, et si vous vous cherchez des comparaisons historiques, ne pensez pas non plus à Vladimir Poutine.

https://sputniknews.com/world/201804181063668959-macron-putin-twitter/

Non, ne vous bercez pas d'illusion, pensez plutôt à Nicolas Ceaucescu, le "Danube de la Pensée", mort il y a 30 ans, comme vous enfant chéri des réseaux atlantistes, comme vous photogénique et brillant chef d'état à 39 ans! Ou bien Victor Yanukovich, soutien de l'OTAN et contributeur à l'invasion de l'Irak, soudainement lâché par l'OTAN lorsqu'il a voulu l'indépendance de son pays, l'Ukraine.

Si Bloomberg vous lâche en vous comparant, insulte suprême, à "Poutine", c'est un signe clair. Mais, mais...

Si, en même temps, malgré tout vous vous accrochez et vous reposez de plus en plus, comme Ceausescu, sur la police, vous le faites probablement avec la permission, voire la discrète bénédiction des banques.

Serait-ce une stratégie du pourrissement, visant à briser les reins en profondeur à cette traditionnelle arrogance française qui persiste à se prétendre "libre" et "révolutionnaire"?

Bloomberg ne propose qu'une alternative: les "libertariens". C'est en effet ce qui va arriver si la violence et le chaos s'aggravent. On a déjà "l'état islamique" (qui l'a sonne, celui-là?) qui menace ouvertement les gilets jaunes, va-t-on voir bientôt arriver les snipers de l'OTAN sur les toits, l'Ukraine à Paris?

Votre franchise, monsieur le président, est poignante. Louis XVI, on sait comment il a finit.

S'il vous plait, osez rêver à autre chose. Aucun français ne veut vous guillotiner. Rejoignez les Gilets Jaunes! Soyez un Thomas Sankara qui a réussi! Ayez ce courage. Vous mourrez peut-être assassiné, comme lui. Mais mieux vaut périr assassiné comme Thomas Sankara que comme Louis XVI, non? Et nous, les Français, vous protégeront. Ni guillotine, ni violence, ni coup d'état "libertarien". Mettez fin aux violences policières. Nous vous aiderons à devenir un Thomas Sankara qui réussi. 

Nous avons confiance en nous. Ayez confiance en vous.
Ayons confiance en la France!

Thursday, November 15, 2018

Le calme d'Océan


Cher Océan, je ne vous connaissais pas jusqu'à hier. J'ai lu un article dans le media citoyen Panamza racontant votre "lynchage" à la télé, puis j'ai regardé le passage sur youtube, et finalement j'ai lu votre tribune en défense de Houria Bouteldja dans Libération. Belle, simple, et claire.

Votre réaction à la télévision, admirable de spontanéité et tellement magnanime face à une attaque imprévisible mais préméditée (comme Christine Angot le reconnait froidement) m'a touché. Vous n'avez rien lâché sur le fond, et vos adversaires (auto-déclarés) ne méritaient pas la grâce avec laquelle vous les avez protégés de leurs propres émotions.

Une phrase résume à mes yeux leur numéro de duettistes: "Il n'y a pas de point de vue", affirme Christine Angot, reprise par Franz-Olivier Giesbert, qui agissait en parfaite symbiose mais sans prendre d'initiative, comme un chien d'attaque perçoit les sentiments de son maitre.

C'est la même phrase avec laquelle l'armée israélienne justifie d'avoir écrasé Rachel Corrie sous un bulldozer blindé: "le soldat ne l'a pas vue". Effectivement, il n'a probablement pas vu Rachel Corrie. Il n'a pas vu un être humain, mais une cible. C'est l'attitude du médecin nazi qui examine les dents de Primo Levi comme s'il n'était pas un être humain mais un animal (Si c'est un homme). C'est le sentiment qui habitait les européens obsédés par "la question juive" il y a presque 100 ans, et leurs héritiers aujourd'hui, obsédés par d'autres fantasmes, mais sacrifiant les mêmes victimes. Car les victimes sont toujours les mêmes, seul leur nom change. Ce sont toujours celles et ceux dont la parole n'est pas légitime, dont le point de vue n'existe pas, car "il n'y a pas de point de vue", disent leurs oppresseurs.

Cet épisode fait partie de ces moments de vérité, qui révèlent aux yeux de tous que nous ne pouvons jamais éviter d'agir selon nos valeurs, selon ce que nous croyons vraiment, même lorsque nous essayons de nous les cacher. Vos agresseurs refusent de comprendre car ils ne sentent que trop bien que votre phrase les met à nu, mais ils n'ont pas le courage de comprendre pourquoi. "Il n'y a pas de point de vue" répètent-ils. Ils voudraient être transparents, "neutres", ainsi il n'y aurait pas besoin de regarder disent-ils, "les choses sont la", comme elles sont. Pas besoin de faire un effort. Mais vous avez le courage de regarder, non seulement avec les yeux mais avec le cœur, comme disait Saint-Exupéry.

La grâce de votre spontanéité et de votre calme restent une leçon pour moi.
Laurent Fournier

http://www.panamza.com/041118-angot-giesbert-ocean/
https://www.liberation.fr/debats/2016/05/30/qui-a-peur-de-houria-bouteldja_1456167

Note (16-11-2018): les media israeliens sont beaucoup plus francs, beaucoup moins hypocrites que les francais, si typiquement representes par les deux comparses cites plus haut. Lisons Uri Avneri, Yeshayahu Ben-Aharon, Yeshyahu Leibowitz, qui vivent (vivaient) en Israel, et qui acceptent (aient) pleinement les risques et la responsabilite de leurs actes, contrairement a un editorialiste suffisant se donnant en spectacle en "tremblant" sur un plateau tele a Paris, et jetant de l'huile sur le feu d'un conflit dont il ne court pas le risque de souffrir. Mais pour qui se prend-t-il? Connais-t-il le prix d'etre un journaliste en Palestine?

Lisons particulierement Uri Avneri, et son dernier article, publie 2 semaines avant sa mort cet ete:
https://www.veteranstoday.com/2018/08/07/who-the-hell-are-we-uri-avnery/

Yeshayahu Ben Aharon:
http://www.academia.edu/1056459/A_Revolutionary_Son_of_a_Revolutionary

Ben Aharon dit franchement que la toute premiere condition pour que la paix soit possible est qu'Israel cesse de se considerer comme le poste avance de la colonisation occidentale - Il est donc bien d'accord avec Ocean, non?

Yeshayahu Leibowitz (lu ce matin):
https://www.rt.com/news/443954-judeo-nazis-chomski-leibowitz/

Saturday, October 27, 2018

Fin de la guerre?

Fin de la guerre?

Les 4 acteurs exterieurs de la guerre de Syrie sont reunis a Istanbul: Poutine, Erdogan, Macron, Merkel.

Apres cette reunion, l'attaque chimique d'Idlib ne peut plus avoir lieu, et Idlib peut etre liberee.

Silence radio complet dans Le Monde, Liberation, et en fait, dans toute la presse francaise. Silence qui en dit plus long que bien des reportages.

Alors lisons la "propagande russe" (selon Emmanuel Macron), qui est la seule aujourd'hui, parmi les media de langue francaise, apparemment, a considerer qu'une visite du president francais a Istanbul pour parler de la Syrie... vaut la peine d'etre rapportee!!!

https://francais.rt.com/international/54923-syrie-erdogan-merkel-macron-poutine-reunis-istanbul

https://fr.sputniknews.com/international/201810271038667835-poutine-macron-syrie-istanbul/

Sunday, October 7, 2018

The co-wife, and can the ego be a word?


The co-wife, René Girard, Jacques Derrida, Novalis, can the ego be a word?   …and again the co-wife.

In his short story, "the co-wife", Munshi Premchand tells the story of a married couple where the husband chooses a "co-wife", pretending this decision to be an almost normal, entirely manageable affair. Absorbed in his new love, he neglects not only his first wife but all his duties, leaving her with no choice, for the sake of her own survival, to leave her own home, which has become an utter mess. The new couple, incompetent in managing their life, quickly runs into an economic and health disaster, while the first wife, forced to live on her own, thrives. Eventually, the husband becomes ill and dies, and on his death bed, asks his first wife for forgiveness. She forgives him, takes the helpless co-wife in her home, and they both live happily together ever after.

This short story starts like a moralist tale and ends like a fairy tale. The irruption of the "co-wife" turns out to be not only manageable indeed, but even lovely, but at the cost of the life of the person who wanted it.

The "fairy tale" aspect is in the way the ending unites with the beginning: The "co-wife" was not a bad idea in itself, but not at all in the way it was imagined by the husband, the person who wanted it. On one hand, it could not have happened if he did not want it, but on the other hand, it could also not happen if the other person, the first wife, who never wanted it, had not eventually accepted it and turned a complete disaster into a success. But for that, the first person, the husband, had to disappear completely. And the second person, the wife, had to accept not only reality - the presence of the co-wife- but even to acknowledge the role of the first person in bringing about this reality, and forgive him. So the second person, the wife, has the capability to turn imposed realities of life into a success because she lives in complete acceptance of others, while the first person, the husband, destroys his own life because he is unable to accept what does not conform with his desires.

This can be experienced in different ways, including in many examples of our own lives: Nothing would ever happen if we did not have desires, but desires striving for exclusive purity run invariably into disasters, and nothing good would come out if these desires did not die, and we eventually accept, a reality that we not only never wanted, but that we could never have imagined.

René Girard opposes, in "the scapegoat", the "myth of the text" which is the implicit worldview that defines the meaning of the action that takes place, of the characters and how they see themselves and of the words they use, to the "myth in the text", which is the story that the text and its characters pretend to tell, the story that the words tell. In "Romantic Lie, Novelist Truth", (deceptively translated as "Deceit, Desire, and the Novel"), he opposes two kinds of literature, the "romantic" where the heroes are unable to escape the destiny of their desires, and the "novelist" where the heroes are "saved" because they are able to live through the death of their desires, and to experience the transformation of their desires into fruits that encompass completely new horizons, that could not be contained into the worldview of the desires that initially set the action in motion.

Jacques Derrida, when explaining what he means by "deconstruction", talks of a "strategy", of a "double gesture", which is dual "in and of itself", and it looks to me like a gesture that could hold Girard's "myth in the text" at arm's length and look at it, and in this process uncover the "myth of the text", by looking at both myths together and at the same time. For Derrida, this process unavoidably involves facing violence, the violence which is embedded in the worldview of the "myth of the text", and which is normally hidden, but uncovered in the process of "deconstruction", and this violent confrontation cannot be avoided. This looks to me like the illness and the death of the husband in Munshi Premchand's novel, "the co-wife". But this involves also sometimes death and violence on a tremendous scale, in wars and revolutions.

Words are not just symbols, or what Francis Bacon called "a currency that we exchange for concepts", they carry a whole world of materiality and living flesh with them. To ignore that reality, to "use" them as a currency, pretending that they are "available" and that their use is sort of "free", is like postponing the necessary hour of disclosure, the moment of deconstruction, when the "myth of the text" inevitably appears naked in its crude violence. Not that "it happens", like... "on its own"! It requires a hard work to do that. But the more it is delayed, the more necessary it becomes.

This violence does not have to be apocalyptic, to be the horrendous end of everything. Novalis had a very different notion of symbols from Francis Bacon. He wrote: "symbols can can be symbolised by what they symbolise. Counter-symbols". Thus, for Novalis, symbols are an act of thought, nothing can be a symbol in and of itself. Like when Alain Badiou says that "1" is really just a number, in other words an action, ("count-as-one"), and not an entity (a hypothetical underlying, ultimate and ever-elusive "unity").

This reversal of the symbol and what it symbolises, this symmetrical relationship, can help us to consider ourselves as words, as words striving to express ideas that we love but that we are only imperfectly able to express, thus bringing about the ideas of patience and of work in faith.

Thinking of words as a "currency" is a violent act. Nothing in the world is a "currency". This tendency can be seen when people insist that everything is "language", or that everything is a "symbol". This inevitably implies that things are subordinated to their meaning. To subordinate something to its meaning is necessarily a violent act. No entity deserve to be reduced to "a language".

Yet the notion of language can be creative. For example, we can think of ourselves not as "subject" (or ego) using words that are available to us, or at our service, but on the contrary, we can think of ourselves as living words at the service of ideas that we love and want to help becoming more real, so that our entire being becomes a living part of these ideas. This can be a way to live deconstruction, not without violence, but in a non-apocalyptic manner, like a continuous process. This is a way to live through the death of the husband in "The Co-wife". We can call this conscious death of desires, which inevitably requires a conscious acceptance of, and confrontation with, the violence of the status-co, non-violence.

Thursday, September 27, 2018

Les progrès ébouriffants du péché originel


Les progrès ébouriffants du péché originel.

Du 15 février 1896 au 21 septembre 2018

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1. Le dernier article de Uri Avneri (1923-2018), le père spirituel du journalisme israélien, qui entre 15 et 19 ans, brûlait des villages avec l'Irgoun, fut torturé et a échappé à plusieurs tentatives d'assassinat pour ses écrits dans  HaOlam HaZeh (un équivalent israélien du journal français Hara-Kiri), fut le premier israélien à rencontrer Yasser Arafat (après avoir franchi la ligne de front durant le siège de Beyrouth en 1982), fut attaqué et poignardé plusieurs fois, et s'est interposé, avec sa femme Rachel, comme boucliers humains contre les bombardements israéliens sur la Palestine en 2002.

https://www.veteranstoday.com/2018/08/07/who-the-hell-are-we-uri-avnery/

Publié le 4 aout 2018, 16 jours avant la mort d'Avneri, l'article mériterait d'être traduit en Français. Rien que le titre est déjà un peu difficile à saisir exactement. Je proposerais: "Mais quelle sorte d'enfoirés croyons-nous être?".

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2. Dans le supplément hebdomadaire du quotidien israélien Yediot A'haronot, le 28 juin 2002, une interview de Yeshayahu Ben-Aharon, anthroposophe israélien, fils du seul politicien israélien qui eut le courage de s'élever publiquement en 1967 contre l'occupation des territoires palestiniens, Yitzhak Ben Aharon:

http://antroposofi.org/yediot.pdf

La encore il faudrait traduire entièrement. Juste un passage, là encore, humblement traduit par moi:

"La toute première condition pour que la politique israélo-palestinienne arrive un jour à s'échapper du cycle de violence perpétuelle, est d'arrêter complètement sa participation à la guerre mondiale entre le "capitalistan" occidental d'un coté contre "l'islamistan" extrémiste" de l'autre".

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3. Dans l'interview, Ben-Aharon parle du "péché originel de la politique israélo-palestinienne". Il sait sûrement de quoi il parle. Theodore Herzl décrivait ainsi le sionisme, le 15 février 1896:
"un poste avancé de la civilisation, un rempart de l'Europe contre l'Asie, s'opposant à la barbarie"

https://www.herodote.net/15_fevrier_1896-evenement-18960215.php

Voici comment Herzl, révolté par l'antisémitisme européen et qui fut le témoin personnel de la dégradation publique du capitaine Dreyfus, justifie son projet aux yeux… des antisémites européens: S'offrir généreusement comme un "rempart" contre la barbarie… "asiatique"!!! 

Oui. "Asiatique".

Edward Saïd a fait l'archéologie méticuleuse de cette obsession européenne pour l'Asie, mais sans parvenir à l'expliquer ni la résoudre. Uri Avneri, René Girard, Jacques Derrida et Yeshayahu Ben-Aharon ont des idées similaires sur cet étrange mystère, qu'on peut aussi appeler le "péché originel", et des stratégies différentes mais convergentes, pour l'affronter et le détruire. Quand j'aurais le temps, j'espère, le sujet d'un prochain billet sur ce blog.

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4. Bien sur, la lutte contre la "barbarie asiatique" a infiniment progressé depuis 1896, et particulièrement depuis l'invasion de l'Irak en 2003: 135 universitaires Irakiens ont été victimes d'assassinats ciblés en seulement 3 ans d'occupation officielle par les forces occidentales, entre 2003 et 2006:

https://www.madaniya.info/2018/09/21/le-martyrologe-scientifique-irakien/

Recherche et article de René Naba, publié le 21 septembre 2018.